Le Chili avance vers la décentralisation

Le Sénat de la République du Chili a accueilli, le 14 mai dernier, le Premier Séminaire National  'Cadre conceptuel et politique pour poursuivre la décentralisation'  visant à discuter le cadre constitutionnel qui permettrait la décentralisation réelle du pays.  L’ORU soutient fermement ce processus de décentralisation, qui au cours des dernières décennies a accompli de notables progrès sous forme de réformes constitutionnelles et projets qui ont permis de transférer des compétences aux gouvernements régionaux. 

La dernière étape vers la décentralisation passe par le projet de loi signé par la Présidente de la République,  Michelle Bachelet, à la fin de 2004. Il permettra pour la première fois l’élection par les citoyens des intendants, qui jusqu’à présent étaient des fonctionnaires jouissant de la confiance de la Présidence.  Cette réforme devrait entrer en vigueur en  2017 lors des élections des maires, par lesquelles les élus de suffrage universel assumeront leur responsabilité comme Président du conseil Régional et Exécutif du Gouvernement Régional. 

Celui-ci a été précisément le sujet de discussion du Séminaire que s’est tenu dans la Salle de Séance du Sénat. Organisé par l’Académie Parlementaire de la Chambre des Députés, le Centre d’Extension du Sénat et la Fondation Chile Descentralizado, le séminaire a permis de faire appel à l’urgence de mettre en place la réforme constitutionnelle pour l’élection des maires, nécessaire pour autonomiser et doter les gouvernements locaux de pouvoir de décision. Selon le Président de la Chambre des Députés, Marco Antonio Núñez, celle-ci demeure une responsabilité importante au pays en termes de décentralisation. 

Le Chili est, selon un rapport réalisé en 2009 par l’Université de la Frontera, à Tamuco, "le pays le plus centralisé de l’Amérique Latine,  par rapport à la taille de son économie, sa population et son territoire”. Un rapport parallèle de la même année rédigé par l’Organisation de Coopération et Développement Économiques (ACDE) souligne que le pays "ne dispose pas encore d’un cadre institutionnel permettant chacune des régions d’utiliser à pleine capacité et en tenant compte de sus particularités les ressources disponibles”. 

À cet égard, et pour continuer à faire avancer la décentralisation au Chili, Marco Antonio Núñez a exprimé son souhait de ne pas retarder davantage la réforme et de pouvoir choisir les maires lors des prochaines élections municipales de 2016.  Le support de l’ORU au processus de décentralisation au pays se matérialise en les réunions continues avec la région O’Higgins pour formaliser son adhésion à l’Organisation des Régions Unies.  

 

Photos: Chambre des Députés du Chili 

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