Projets de sécurité alimentaire et nutritionnelle

Pendant des années, à travers le Core Group de Sécurité Alimentaire, ORU Fogar s’est présentée comme un espace d’élaboration théorique pour influer sur le débat mondial concernant les politiques alimentaires.  Lors du troisième Sommet des Régions intitulé « Faim zéro » qui s’est déroulé à Cuenca, Azuay (Equateur) en avril 2018, il a été mis en évidence qu’au-delà de la théorie, ORU Fogar peut soutenir des projets mettant en pratique ces théories. Diverses régions de l’Amérique Latine, qui travaillent aussi en l’Afrique, sont à l’origine de projets auxquels les régions européennes apportent une aide financière et technique. Ainsi, ORU Fogar s’engage à créer un cadre de collaboration, à encourager le soutien et à faire reconnaitre ses projets par la FAO.

PROVINCIE AZUAY (ÉQUATEUR)

L’Azuay est l’une des 24 provinces qui forment la République de Colombie. Elle représente 8 309,58 kilomètres carrés de superficie totale et 712 127 habitants (Institut National de Statistiques et de Recensements, 2010), dont près de 40% se concentrent sur la capitale Cuenca. 

L’Azuay se situe au sud du pays dans la zone inter-andine et jouit d’un climat très variable. Cela s’explique par son gradient d’élévation qui va de 200 à 4 137 mètres au-dessus du niveau de la mer, et aussi par le fait que sur une partie du territoire se trouvent des bassins versants se jetant dans le Pacifique, tandis que l’autre fait partie du bassin amazonien. Ces caractéristiques géographiques permettent une activité d’élevage et agricole très diversifiée, avec une importance particulière donnée à la production de viande bovine. 

Dans l’ensemble de la République de l’Equateur, les indicateurs permettant le suivi de la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population ont évolué de façon positive au cours des dernières années. Concrètement, par rapport à la population totale, le pourcentage de personnes sous alimentées a baissé de façon constante ces dernières décennies, passant de 22% sur la période biennale 1990-1992, a 15% en 205-2007 (Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation, 2010), et à 7,9% en 2016-2018 (FAO, FIDA, PAM, OMS, et UNICEF, 2019).

Bien que nous ne possédions pas de données territorialisées pour l’Azuay, l’évolution de la situation dans cette province a connu un schéma similaire à celui du reste du pays. Toutefois, des problèmes de malnutrition et de sous-alimentation persistent, plus particulièrement chez les enfants.

Depuis 2012, la préfecture provinciale de l’Azuay a pris l’initiative d’appliquer des programmes consacrés explicitement à la lutte contre la malnutrition. Le premier fut le programme CRECER, qui s’est déroulé en deux étapes, dont la deuxième s’est terminée en 2019 et se dédiait particulièrement à la population infantile. Le programme était établi autour de 4 axes : production d’aliments, sécurité alimentaire, santé préventive et éducation sociale et formation. 

Actuellement, les programmes lancés par la Préfecture se tournent plus vers la promotion de l’agroécologie, particulièrement entre les propriétaires et les exploitants des petits domaines agricoles qui constituent 90% des unités productives. Sont inclues dans ce nouveau programme, des mesures pour favoriser la production, aider à la commercialisation (en se focalisant sur les petits producteurs et les femmes rurales), et former aux compétences techniques.

PROVINCE COTOPAXI (ÉQUATEUR)

Cotopaxi est l’une des 24 provinces qui forment la République de l’Equateur. Il représente 6 108,23 kilomètres carrés de superficie totale et 409 205 habitants (Institut National de Statistiques et de Recensements, 2010), dont la plupart se concentre autour de la capitale Latacunga.

Antioquia se situe au centre-nord du pays, dans la Sierra, et jouit d’un climat très variable, du froid des sommets montagneux à la chaleur humide subtropicale. Ces caractéristiques climatiques et géographiques permettent une activité d’élevage et agricole très diversifiée, bien que la majeure partie du territoire soit recouverte de forêts et de pâturages naturels. 

Dans l’ensemble de la République de l’Equateur, les indicateurs qui permettent le suivi de la situation concernant la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population ont évolué de manière positive au cours des dernières années. Concrètement, par rapport à la population totale, la proportion de personnes sous alimentées a baissé de façon constante ces dernières décennies, passant de 22% % sur la période biennale 1990-1992, à 15% en 2005-2007 (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, 2010) et a 7,9% en 2016-2018 (FAO, FIDA, PAM, OMS, et UNICEF, 2019).

Bien que nous ne possédions pas de données territorialisées pour le Cotopoxi, il faut souligner que plus de 25% de la population est indigène, parmi ceux-ci la majorité fait partie de l’ethnie Panzaleo. Dans l’ensemble de la province, un pourcentage supérieur à 35% de la population se trouve dans une situation de pauvreté ou d’extrême pauvreté (Institut National de Statistiques et de Recensements ; Banque Mondiale, 2016), avec un revenu par habitant ne permettant pas la satisfaction des besoins alimentaires vitaux.

Afin d’enrayer ces problématiques, la Préfecture du Cotopaxi promeut autant des actions d’autonomisation de la production de produits laitiers et de divers produits agricoles de première nécessité, que des mesures de transformation et de commercialisation de quelques produits qui occupent une grande partie de la superficie cultivée de la province.

PROVINCIA DE MORONA SANTIAGO (REPÚBLICA DEL ECUADOR)

Morona Santiago est l’une des 24 provinces qui forment la République de l’Équateur. Elle représente 25 690 kilomètres carrés de superficie totale et 147 940 habitants (Institut National de Statistiques et de Recensements, 2010).

Morona Santiago se situe au centre-sud du pays, dans le bassin amazonien. 68% de sa superficie est recouverte de forêts, et sa superficie agricole est aussi très importante, ce qui incite l’économie locale à se fonder sur l’élevage, l’agriculture et l’extraction de bois.

Dans l’ensemble de la République de l’Equateur, les indicateurs qui permettent le suivi de la situation concernant la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population ont évolué de manière positive au cours des dernières années. Concrètement, par rapport à la population totale, la proportion de personnes sous alimentées a baissé de façon constante ces dernières décennies, passant de 22% sur la période biennale 1990-1992, à 15% en 2005-2007 (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, 2010) et à 7,9% en 2016-2018 (FAO, FIDA, PAM, OMS, et UNICEF, 2019).

Même si nous ne disposons pas de données territorialisées concernant Morona Santiago, il faut souligner que 48,4% de la population de cette province est indigène, pour la majorité issue de l’ethnie Shuar et Achuar. Dans l’ensemble de la province, 46% de la population est en situation de pauvreté ou d’extrême pauvreté, avec un revenu par habitant ne permettant pas la satisfaction des besoins alimentaires fondamentaux.

Pour cette raison, la Préfecture provinciale est à l’initiative d’actions spécialement dédiées aux communes où la concentration d’indigènes est la plus importante. Parmi ces actions se trouvent des mesures pour améliorer les habitudes alimentaires des familles, favoriser l’accès aux aliments sains et nutritifs en augmentant particulièrement la production écologique et pour promouvoir la commercialisation associative.

DÉPARTEMENT DE NARIÑO (COLOMBIE)

Nariño est l’un des 32 départements qui forment la République de Colombie. Il représente 33 268 kilomètres carrés de superficie totale et 1 335 521 habitants (Direction Nationale de Statistiques. République de Colombie, 2018), dont 30% est concentré à la capitale Latacunga.

Antioquia se situe au sud du pays, à la frontière de la République d’Equateur, et se divise en régions clairement délimitées :  la plaine littorale, la zone andine (qui s’élève jusqu’à 4 718 mètres au-dessus du niveau de la mer), et la région de l’Amazonie. Ainsi, s’y côtoient des climats chauds, tempérés et froids, mais aussi des précipitations variant en fonction des zones.

Cette diversité de conditions permet une grande diversité de cultures. En effet, le secteur primaire représente la principale activité économique, avec une production importante de pommes de terre et de céréales, de bétail (plus particulièrement de viande bovine), ainsi que piscicole. 

Dans l’ensemble de la République de Colombie, les indicateurs qui permettent le suivi de la situation concernant la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population ont évolué de manière positive au cours des dernières années. Concrètement, par rapport à la population totale, la proportion de personnes sous alimentées a baissé de façon constante ces dernières décennies, passant de 15% sur la période biennale 1990-1992, à 10% en 2005-2007 (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, 2010) et a 4,8% en 2016-2018 (FAO, FIDA, PAM, OMS, et UNICEF, 2019).

Dans le cas de Nariño, l’évolution des indicateurs a été favorable, même si le département présente toujours un taux de pauvreté élevé, supérieur a la moyenne nationale. La relative importance de la population indigène dans l’ensemble du département, représentant 6,36% de la population totale, principalement des familles Quillaconga et Awa, influence aussi les données. Concrètement en 2018, 21,59% de la population ne pouvait pas satisfaire ses besoins fondamentaux et 4,4% vivait dans la misère. Ces deux taux ont baissé de façon significative depuis 2005, lorsque la population dont les besoins fondamentaux n’étaient pas satisfaits s’élevait à 26,09% et la population en situation de misère à 7,24% (Direction Nationale des Statistiques. République de Colombie, 2018).

Le gouvernement de Nariño en collaboration avec l’Institut Colombien du bien-être familial, a déjà lancé en 2009 le Plan Décennal de Souveraineté et de Sécurité alimentaire et Nutritionnelle de Nariño.  Dans le cadre de ce plan, le Gouvernement soutient des actions qui priorisent la production agropastorale locale et l’accès aux moyens de production pour les agriculteurs. Dans ce cas-ci, il faut souligner le lien que le gouvernement régional a établi entre les programmes de sécurité alimentaire et le processus de paix, en tant qu’élément qui différencie ce programme d’autres similaires menés par la région.

DÉPARTAMENT DE ANTIOQUIA (COLOMBIE)

Antioquia est l’un des 32 départements qui forment la République de Colombie. Il représente 63 612 kilomètres carrés de superficie totale et 5.974.788 habitants (Dirección Nacional de Estadística, République de Colombie, 2018), dont près de 40% se concentrent sur la capitale Medellin. 

Antioquia se situe au nord du pays, et son territoire s’étend du niveau de la mer à 4 080 mètres d’altitude. Ainsi, se côtoient le climat chaud humide et semi humide et les climats tempérés et froids des versants de la cordillère. 

Cette diversité de conditions fait du département le premier producteur agricole du pays, particulièrement en café et en bananes, destinés principalement à l’exportation.

Dans l’ensemble de la République de Colombie, les indicateurs permettant le suivi de la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population, ont évolué de façon positive ces dernières décennies. Concrètement, par rapport à la population totale, la proportion de personnes sous alimentées a baissé de façon constante ces dernières décennies, passant de 15 % sur la période biennale 1990-1992, à 10 % en 2005-2007, (Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation, 2010) et 4,8 en 2016-2018 (FAO, FIDA, PAM, OMS, et UNICEF, 2019).

Dans le cas d’Antioquia, l’évolution des indicateurs a aussi été très favorable ces trente dernières années, bien qu’en 2013 on a estimé que 13% des moins de 7 ans présentaient des signes de malnutrition sévère, et que dans certaines régions du département, la population dont les besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits dépasse les 50 %. (CIDEU, 2013)

Le gouvernement de Antioquia (gouvernement autonome du département) a initié en 2001 l’application d’un programme de lutte contre les problèmes de malnutrition nommé programme MANA, lequel a depuis entraîné un investissement public de plus de 500 millions de dollars. Le programme inclue des mesures d’approvisionnement direct d’aliments, de création de potagers d’autosubsistance, de formation technique et d’aide à la création d’entreprises. 

Le résultat de la mise en place de ce projet a permis de faire diminuer le taux de malnutrition sévère à 0,8%, bien que ce soit au prix de maintenir l’approvisionnement de complément alimentaire pour 180 000 enfants de moins de 5 ans. Le programme est toujours en vigueur, avec l’objectif d’enrayer définitivement les indicateurs négatifs.


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