Le Sultanat d’Oman a réaffirmé son engagement avec la décentralisation et son renforcement de gouvernorats pendant la célébration du Forum National sur la Décentralisation et l’Autonomisation des Gouvernorats, qui a réuni à Masqaṭ des hauts fonctionnaires, des gouverneurs, des dirigeants municipaux, des représentants du secteur privé et des experts internationaux dans le cadre du plan national « Vision Oman 2040 ». Le forum, qui a eu lieu avec la présence de Sayyid Hamoud bin Faisal Al Busaidi, le ministre de l’Intérieur, répond aux directives du Sultan Haitham bin Tariq pour consolider les gouvernorats en tant que moteurs du développement économique et social.
Pendant les deux journées que le Forum a duré, des thématiques stratégiques ont été abordées, telles que le développement économique local, l’attraction des investissements, la création d’emplois, le renforcement des capacités dans le territoire et l’innovation dans la gestion des gouvernements locaux et régionaux, soulignant l’importance de transformer l’administration en un instrument actif pour le progrès de chaque région. La réunion a compté avec la participation des experts internationaux, venus de Chine, des États-Unis et de plusieurs pays européens qui ont partagé leurs expériences et des modèles du gouvernance applicables au contexte omanais, promouvant la coopération globale pour des solutions pratiques et durables.
Carles Llorens, Secrétaire général d’ORU Fogar, a été l’un des invités. Il a prononcé une intervention en plénière intitulée « Décentralisation et Développement », dans laquelle il a montré le rapport entre ces deux notions, s’appuyant sur les rapports des organisations internationales telles que le PNUD, l’OCDE et ONU-Habitat. Pendant son intervention, Llorens a présenté le rapport élaboré par ORU Fogar à l’occasion du Forum sur le Financement du Développement tenu en juillet, à Sevilla, dans lequel le pourcentage du budget national géré par les régions a été détaillé, permettant ainsi d’élaborer un classement des pays en fonction de leur niveau de décentralisation. Selon ce rapport, les pays figurant en tête du classement, tels que : l’Allemagne, l’Inde, les États-Unis et la Chine, sont également ceux qui présentent les niveaux de développement économique et social les plus élevés. Au contraire, les pays figurant en bas du classement, où les régions gèrent un pourcentage moindre du budget national, sont les moins développés, se trouvant principalement en Afrique et en Amérique Latine.
Llorens a conclu en affirmant que l’intérêt actuel par la décentralisation ne répond pas à une nouvelle idée, mais plutôt à une pratique ancienne qui prend de l’importance parce que la société perçoit son potentiel pour aider face aux crises et aux défis actuels et, aussi, parce que les citoyens ont besoin de gouvernements de proximité, qui soient plus proches de leurs réalités et de leurs besoins.
Le forum a permis un dialogue direct entre les gouverneurs, les dirigeants municipaux, les représentants des Ministères, l’autorité de l’investissement et les acteurs du secteur privé, générant des trajectoires concrètes d’implémentation pour transformer les opportunités territoriales en résultats économiques tangibles. L’expérience de cette rencontre a réaffirmé l’importance de la para-diplomatie comme outil pour connecter les gouvernorats aux réseaux internationaux de connaissance, en favorisant des solutions innovantes qui stimulent le développement et rapprochent ainsi Oman aux objectifs de la Vision 2040.
Le Forum a également ouvert la possibilité, à court terme, pour qu’ORU Fogar puisse collaborer avec le Sultanat.